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La condamnation publique du gouverneur



La condamnation publique du gouverneur
(Partie 1)


El fudhal ibn Yidh : Prends le bon chemin, et ne sois pas afflig par le petit nombre qui lemprunte, et loigne-toi du mauvais chemin, et ne sois pas impressionn par le grand nombre qui lemprunte. [El itism de Shtib (1/83).]

Louange Allah le Seigneur de lUnivers ! Que les Prires et le Salut dAllah soient sur notre Prophte Mohammed, ainsi que sur ses proches et tous ses Compagnons !

Introduction

Allah (I) rvle : [Ils dirent plutt : nous avons trouv nos anctres sur une voie, et nous nous *******ons de suivre leurs traces].[1]Ibls tend ses ruses en vue de fourvoyer le fils dAdam et de le mener la perdition. Le suivisme aveugle notamment, comme le souligne ibn Hubara, est une forme didoltrie, tant donn quon prfre suivre son leader ou son groupe, aux dpens de la vrit.[2] Malheureusement, ce flau a corrompu les croyances. Il est donc trs nocif de mettre en avant dans nos dbats, les noms des savants, sans tenir compte des preuves avances.[3]

Le suiveur (muqallid), pour reprendre les termes dibn el Jawz, nest pas sr de lui. Il nutilise pas sa raison, qui pourtant lui fut insuffle pour rflchir et mditer. Il est dcevant dteindre sa lanterne pour marcher dans les tnbres de la nuit. La plupart des adeptes des coles reposent leur confiance sur leur maitre sans se poser de questions sur la pertinence de leurs arguments. Ils foncent droit sur un mur. Une approche scientifique rclame de regarder les arguments non de qui ils viennent.

Un jour, el Hrith ibn Ht interpella le Khalife Ali (t) en ces termes : Tu penses que nous pensons que Talha et Zubar taient dans lgarement.
Y Hrith, lui fustigea-t-il, ne te mprends pas ! On ne connait pas la vrit par les hommes, mais connais la vrit et tu connaitras ses tenants.

LImam Ahmed disait : Suivre quelquun dans sa croyance est la marque dun savoir troit. Lui-mme mettait ses conseils en pratique. Cest pourquoi, dans la question de lhritage du grand-pre, il prfrait lopinion de Zad celle du premier Khalife de lIslam, Ab Bakr e-Siddq (t).[4]


La religion, cest le bon conseil

Allah (I) rvle : [Mon peuple, je vous ai fait parvenir le message de Mon Seigneur, et je vous ai prodigu le bon conseil, mais vous naimez pas les conseilleurs].[5]
À qui sadresse le bon conseil et dans quel cadre ? Le Messager dAllah (r) nous met sur la voie travers une rponse brve et concise, comme il en avait le don. Selon Tamn e-Dr (t), en effet, celui-ci prconise : La religion, cest le bon conseil.
Messager dAllah, lui demandrent les Compagnons, mais envers qui ?
Envers Allah, Son Livre, Son Messager, les gouverneurs musulmans et leurs peuples. [6]

Un autre hadth nous enseigne Allah vous agre trois choses : Il vous agre de ladorer sans ne rien Lui associer, de vous accrocher tous ensemble Sa corde sans vous diviser, et de prodiguer le bon conseil ceux quAllah a placs votre tte. [7]

Selon ibn Masd (t), le Messager dAllah (r) a dit : QuAllah fasse resplendir le visage de lindividu qui a compris mes propos aprs les avoir entendus et mmoriss avant de les transmettre ! Il se peut quun porteur dun savoir ne soit pas savant, ou bien quil le transmette quelquun de plus savant que lui. Il y a trois choses grce auxquelles le cur du musulman ne renferme aucune rancune : vouer toutes ses actions avec une sincrit exclusive Allah, prodiguer le bon conseil aux musulmans, et rester dans leurs rangs, car leur prche (ou leur invocation) est, pour eux, un rempart. [8]

Quelquun sadressa de la sorte Omar ibn el Khattb : Vaut-il mieux pour moi de ne craindre le blme de personne ou bien me proccuper de moi-mme ?
Si tu as une autorit sur les musulmans, alors ne crains le blme de personne, sinon proccupe-toi de toi-mme, et prodigue le bon conseil ton mir. [9]

Étymologiquement, pour reprendre les termes de Shekh el Fawzn, ce vocable vient de nsih qui a le sens dpurer, de purifier et de sparer les mauvais lments.[10] Quand on prodigue le bon conseil, on est lav de toute trahison envers son prochain, et on est en harmonie avec soi-mme.[11] Il est important dtre en accord avec la vrit tant dans son for intrieur que dans les apparences pour prtendre ce degr. Les hypocrites, qui sont jets au dernier degr de lEnfer, ont cette particularit de se montrer sous une bonne apparence ; eux qui : [sment la corruption sur terre et qui ne rforment rien].[12]
Le bon conseil envers lmir rclame certaines exigences, dont :
se satisfaire de son autorit,
lui souhaiter dtre juste et vertueux,
souhaiter lunion des musulmans autour de lui,
prendre en aversion toute tentative de division et de rbellion,
lui obir dans les limites de la religion, et en faire mme un principe religieux,[13]
laider dans la vrit,
attirer son attention et lui faire parvenir avec douceur les problmes des citoyens,
veiller lentente commune autour de lui,
invoquer Dieu en sa faveur,[14]
le dissuader avec douceur de rpandre linjustice,
et ramener la raison ceux qui le prennent en aversion.[15]

Le Prophte (r) dit : Vos meilleurs mirs sont ceux qui vous aiment et que vous aimez ; ils prient sur vous et vous priez sur eux. Et vos pires mirs sont ceux qui vous dtestent et que vous dtestez ; ils vous maudissent et vous les maudissez.
Messager dAllah ! Ne devons-nous prendre lpe contre eux, lui demanda-t-on ?
Non, tant quils font la prire. Si vous voyez en lun dentre eux quelque chose qui vous dplait, vous devez dtester son acte, mais sans sortir de son autorit. [16]

Le Prophte (r) a dit galement : Mettez mort quiconque veut sintroduire au milieu des vtres, alors que vous tes runis autour dun seul homme, pour diviser les rangs et vous dsunir. [17]

Selon ibn Abbs quAllah les prserve son pre et lui , le Messager dAllah (r) a dit : Quiconque voit chez son mir une chose quil rprouve, il doit lendurer, car celui qui vient mourir en stant cart dun empan du groupe, meurt ltat de lre paenne. ([18])

Le Prophte (r) avait prdit : Vous serez confront aprs moi des mirs aux apptits gostes, alors armez-vous de patience jusqu ce que vous me retrouverez mon bassin (hawdh). [19]

Il est rapport galement daprs les deux recueils sahh, le propos prophtique suivant : Lindividu doit obissance lmir que ce soit dans laisance ou dans la difficult, de son propre gr ou contre lui, et mme sil ne veut rien lui partager. [20]

Il y galement une annale, daprs les deux recueils sahh, avec les termes suivants : Nous avons fait allgeance au Prophte (r) de faire obissance lmir que ce soit dans laisance ou dans la difficult, de notre propre gr ou contre nous-mmes, et mme sil ne veut rien nous partager ; de ne pas lui contester son autorit, dtre, o que nous soyons, les garants de la vrit dans les paroles et les actes, et de ne craindre, pour Allah, le blme de personne. [21]

Ainsi, comme le souligne ibn Tamiya, il na jamais t question dans ces recommandations prophtiques de rclamer ses droits par les armes.[22]
Le devoir dobissance dans les limites du convenable

[Allah vous ordonne de rendre les dpts ses ayants droit, et si vous devez juger entre les gens, alors faites-le avec justice. Quelle belle chose celle quoi Allah vous exhorte ! Il tait certes Voyant et Entendant Ô croyants ! Obissez Allah, obissez au Messager et aux dtenteurs de lautorit parmi vous. Si vous avez le moindre litige, alors ramenez-le Allah et au Messager, si vraiment vous croyez en Allah et au jour du jugement dernier ; cela vaut mieux et aura de meilleures consquences pour vous].[23]

Nulle obissance la crature qui rclame de dsobir au Crateur. [24]

Selon Hudhafa (t) : Les gens interrogeaient le Prophte (r) sur le bien, tandis que moi, je le questionnais sur le mal pour viter quil matteigne. Je lui demandai : Messager dAllah, nous tions dans le paganisme et le mal avant quAllah nous ramne le bien. Mais est-ce quaprs ce bien, il y aura un mal ?
Oui, me rpondit-il.
Est-ce quaprs ce mal, le bien reviendra nouveau ?
Oui, mais avec de la fume.
Quelle fume ?
Des gens qui suivront une autre tradition que la mienne, et une autre voie que la mienne. Ils feront des choses que vous apprcierez en dautres que vous apprcierez moins.
Aprs le retour de ce bien, est-ce que le mal reviendra ?
Oui, des troubles aveugles ! des prcheurs aux portes de la Ghenne ; ils y propulseront ceux qui rpondront leur appel.
Messager dAllah ! Dcris-les-moi.
Ils feront parties des ntres et parleront notre langue.
Que mordonnes-tu de faire si je parviens cette poque ?
Reste avec le groupe et son imam.
Et sil ny a ni groupe ni imam ?
Écarte-toi de tous les groupes existants, lui rpondit-il, mme si tu devais tagripper la racine dun arbre, et rester ainsi jusqu la mort. [25]

Une version dAb Dwd ajoute : Aprs cela, quest-ce quil y aura ?
Lantchrist qui aura avec lui un fleuve et un feu ; celui qui plongera dans son feu aura sa rcompense et ses fautes pardonnes, mais celui qui plongera dans son fleuve aura ses fautes sur son compte, et sa rcompense efface.
Et aprs cela, quest-ce quil y aura ?
Aprs cela, il y a aura la fin du monde. [26]

Selon une version : Aprs moi, il y aura des mirs qui ne suivront pas ma voie et qui ne seront pas fidles ma tradition. Il y en aura parmi eux qui auront des curs de dmon dans une carapace humaine.
Que dois-je faire, Messager dAllah, si je parviens cette poque ?
Obis lmir, mme sil te frappe le dos et sil prend ton argent, fais-lui obissance. [27]

En explication ce passage lImam Nawaw souligne : Mme si, injustement, il te frappe le dos et prend ton argent ; les deux segments de phrase sont construits la forme passive, et la rponse que rclame le conditionnel est : fais-lui obissance dans les limites de la Lgislation. Fin de citation.

Le Prophte (r) explique : Accrochez-vous au groupe, car le loup sattaque aux brebis gares. [28]

Selon el Irbdh ibn Sriya (t), le Messager dAllah (r) nous fit un sermon mouvant, qui bouleversa les curs et qui fit couler des larmes. Nous dcidmes de lui demander : Messager dAllah ! On na limpression que cest un sermon dadieu. Quest-ce que tu nous recommandes avant de nous quitter ?
Je vous recommande de craindre Allah (U), dcouter et dobir au gouverneur, mme un esclave [abyssin]. Celui qui vivra parmi vous assistera de nombreuses divergences. Accrochez-vous donc ma tradition et celle des nobles khalifes bien guids. Tenez-la bien et prenez-la fermement par les molaires. Et mfiez-vous des choses nouvelles, car toute nouveaut est innovation et toute innovation est garement. E-Tirmidh a fait ensuite le commentaire suivant : Ce hadth est bon et authentique. [29]

Selon el Hrith el Ashar (t), le Prophte (r) a dit : Je vous donne cinq commandements quAllah ma ordonn : lobissance aux autorits, le djihd, lmigration, et lunion de la communaut. En dviant de cette union dun empan, on dlie lIslam de son cou jusqu ce quon y revienne. Et en revendiquant des noms de lre paenne, on compte parmi les gens de lEnfer. Un homme sexclama : Messager dAllah ! Mme si on fait la prire et le jene ?
Mme si on fait la prire et le jene. Donnez-vous les noms quAllah vous a donns ; Il vous a appels musulmans, croyants et serviteurs dAllah !
Rapport par Ahmed et e-Tirmidh qui a fait le commentaire suivant : Ce hadth est bon et authentique. [30]

Selon Suwad ibn Ghafala, Omar ibn el Khattb ma dit : On va srement me succder aprs ma mort (autre traduction possible : tu seras certainement encore l aprs ma mort ndt.), alors obis lmir, mme un esclave abyssin ; fais preuve de patience, mme sil te frappe et te prive de tes droits. Sil venait tappeler une chose qui te fait perdre des avantages matriels, alors dis-lui : jcoute et obis ! Je donne mon sang, mais pas ma religion. [31]


[1] Les ornements ; 22

[2] Sharh el kawkab el munr (4/576).

[3] El fur (11/118).

[4] Talbs Ibls dibn el Jawz (p. 81-82).

[5] El Arf ; 79

[6] Rapport par Muslim (55).

[7] Rapport par Muslim (1715), Mlik dans el Muatta (2/990), el Bukhr dans el adab el mufrad (442), Ahmed (8334, 8718, et 8799), et ibn Hibbn (5720), selon Ab Hurara.

[8] Rapport par Shfi dans son musnad (1190), el Bahaq dans e-dalil (1/23), e-Tirmidh (2658), selon ibn Masd (t) ; il est rapport par Ahmed (21590), ibn Mja (230), et Drim (229), selon Zad ibn Thbit (t).

[9] E-tamhd dibn Abd el Barr (21/285).

[10] Voir : el minha e-rabbniya f sharh el arban e-nawawiya de Shekh el Fawzn (p. 111).

[11] Alm el hadth f sharh sahh el Bukhr del Khattb (1/189).

[12] Les potes ; 152 ; voir : El ilm bi kafiyat tansb el imm de Shekh el Fawzn.

[13] Voir : tazhm qadr e-salt del Marwaz (2/693), et jmi ulm el hikam dibn Rajab (1/80).

[14] sharh sahh Muslim de-Nawaw (2/38)

[15] Fath el Br dibn Hajar (1/138).

[16] Rapport par Muslim (1855), selon Awf ibn Mlik (t).

[17] Rapport par Muslim (1582), selon Arfaja ibn Shurah (t).

([18]) Rapport par Ahmed 4/290 (2487), el Bukhr (7054), et Muslim (55, 1849).

[19] Rapport par el Bukhr (3792) et Muslim (1845), selon Anas ibn Mlik, selon Usad ibn Khudhar (t).

[20] Rapport par el Bukhr (7056) et Muslim (1709), selon Ubada ibn e-Smit (t).

[21] Rapport par el Bukhr (7199) et Muslim (1709), selon Ubada ibn e-Smit (t).

[22] manhj e-sunna dibn Tamiya (3/372).

[23] Les femmes ; 58-59

[24] Rapport par Ahmed (3889), selon Al ibn Abi Talib (t).

[25] Rapport par el Bukhr (3606), Muslim (1847) ; lexpression des troubles aveugles ne se trouve pas dans ses deux recueils, mais dans le musnad dAhmed (23282).

[26] Rapport par Ab Dwd (4244) et Ahmed dans el musnad (23429), selon Hudhafa ibn el Yamn (t).

[27] Rapport par Muslim (1847).

[28] Rapport par Ab Dwd (547), e-Nas (847), et Ahmed (6/446), selon Ab e-Dard (t).

[29] Rapport par Ab Dwd (4607), ibn Mja (42, 43), e-Tirmidh (2676), et Ahmed dans son musnad (17145).

[30] Rapport par Ahmed (22910) et e-Tirmidh (2863).

[31] Rapport par el Âjjr dans e-shara (70).








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La condamnation publique du gouverneur
(Partie 2)

Linvocation en faveur de lmir

Selon Amr ibn el Fadhl, jai demand Ab el Al, alors quel Hajjj portait une tunique : Y Ab el Al, est-ce que je peux linjurier ?
Invoque plutt pour lui la rforme, cela vaut mieux pour toi. [1]

Selon Ab Uthmn, Sad ibn Isml disait : Prodigue le conseil au sultan, et multiplie les invocations en sa faveur afin quil se rforme et prenne le bon chemin dans les paroles, les actes, et lautorit. Sil se rforme, les citoyens le suivront, mais si tu invoques contre lui la maldiction, tu ne fais quattirer le mal et le malheur sur les musulmans.
Il est plus sage dinvoquer pour lui le repentir afin quil cesse de faire le mal, et que les musulmans soient dbarrasss du malheur qui sabat sur eux.

Ne cherche pas rendre visite aux mirs, ni de prtextes pour les visiter, ni mme recevoir leur visite. Éloigne-toi plutt deux le plus possible tant quils font du mal. Cependant, sils sen repentissent et prennent la vie dans le bon sens, alors vite de chercher les honneurs travers eux, et prends tes distances avec eux, tu auras plus de compassion pour eux, et seras plus enclin leur prodiguer le bon conseil, si Dieu le veut ! [2]

El Barbahr a dit : Si tu vois un homme invoquer Dieu contre le sultan, alors sache quil est un innovateur, et si tu vois un homme invoquer Dieu pour le sultan, alors sache quil est un traditionaliste. [3]

El fudhal ibn Iydh est lauteur des paroles : Si je savais que lune de mes invocations tait exauce, je la rserverais en faveur du sultan. [4] Quand on lui demanda de sexpliquer sur ce point, ce dernier rpondit : si je me corrige moi-mme, je serais le seul en profiter avec mon entourage. Tandis que si le gouverneur se corrige, cest tout le monde qui va en profiter. Il nous est demand dinvoquer en leur faveur, non dinvoquer contre eux, mme sils rpandent linjustice et la tyrannie. Leurs injustices jouent contre eux-mmes, tandis que leur rforme rapporte tous les musulmans, pas seulement eux. [5] LImm Ahmed quAllah lui fasse misricorde a des paroles de ce genre.

Selon Ab Bakr el Marwaz, jai entendu dire Ab abd Allah (Ahmed) en parlant du Khalife el Mutawakkil : Jimplore Allah de le rformer et de le prserver. Sil lui arrive quoi que ce soit, poursuivit-il, vous verrez le mal que lIslam subira. [6] Ailleurs, il signe : Jimplore Allah jour et nuit de lassister et de lui concder la rectitude et la russite. Je vois que cest un devoir pour moi. [7]

Finalement quand les gens invoquent contre leurs mirs, ils leur rendent service, car ils leur vitent ainsi quAllah leur prcipite le chtiment sur terre, tant donn qu travers leurs invocations, ils rcuprent leurs droits, ne serait-ce quen partie.[8] Ab Muslim el Khawln disait juste titre : Lmir est ton image, sil prend le bon chemin, alors remercie Dieu, sinon, invoque Allah de le guider, et ne va pas son encontre au risque de tgarer. [9]

Le croyant est le miroir de son frre

Selon Anas (t), le Prophte (r) a dit : Nul dentre vous ne sera vritablement croyant tant quil naimera pas pour son frre ce quil aime pour lui-mme. [10] Selon Ab Musa, le Prophte (r) a dit galement : Les croyants sont comme un difice dont les membres se soutiennent les uns les autres. [11]
Selon Ab Hurara : Le croyant est le miroir de son frre ; sil voit un dfaut en lui il le lui corrige. [12] Selon Ab Hurara, le Prophte (r) a dclar : Le croyant est le miroir et le frre du croyant ; Il lempche de se perdre et il prend soin de loin. [13]

Selon Ab Hurara (t), le Prophte (r) a dit : Quiconque croie en Allah et au jour du jugement dernier quil dise du bien ou bien se taire. [14] Selon Ab Ms (t) : Jai demand : Cher Messager dAllah ! Quel est meilleur Islam ?
Cest le fait dpargner les musulmans de sa langue et de sa main. [15]

Colporter les nouvelles et le mauvais soupon

Allah (I) rvle : [Quand leur vient une nouvelle qui est soit rassurante soit alarmante, ils la rpandent. Sils avaient ramen la chose au Messager et aux responsables de lautorit parmi eux, les personnes comptentes auraient su comment la grer. Si ce ntait la Faveur dAllah votre gard et Sa Misricorde, vous auriez suivi Satan except un petit nombre dentre vous][16] ; [Ceux qui font du tord aux croyants et aux croyantes alors quils naient rien fait, sont les auteurs dune calomnie et dune faute vidente][17] [Deux anges se tiennent sa droite et sa gauche pour enregistrer tous ses faits et gestes
Nobles, ils crivent ce que vous faites
La moindre parole quil prononce est retranscrite par un observateur avis][18] ; [Des gardiens qui vous surveillent De nobles scribes][19]; [Nous enregistrons leur tmoignage, et ils seront interrogs dessus][20] ; [Pensent-ils que Nous nentendons ni leurs secrets ni leurs discussions lcart des gens ? Ô que si, nos missaires sont auprs de vous pour tout consigner][21] ; [La haine que vous prouvez pour des gens ne doit pas vous pousser tre injustes ; soyez justes, et vous serez plus prompts devenir pieux].[22] [Quand vous tmoignez, alors soyez impartial, mme envers un proche parent, et soyez fidles vos pactes envers Allah][23] ; [Il ny a aucun bien dans bon nombre de leurs conversations prives, sauf lorsquil sagit dinviter faire laumne, faire le bien, ou rconcilier entre les gens ; celui qui agit ainsi en vue de plaire Allah, Nous le rtribuerons bientt une grande rcompense][24] ; [Ceux qui se plaisent rpandre la dbauche sur le compte des croyants auront un chtiment terrible sur terre et dans lau-del, alors quAllah sait ce que vous ne savez pas][25] ; [Ne te mle pas de se que tu ignores ; loue, la vue, et le cur seront tous interrogs][26] ; [alors demandez aux gens du Rappel si vraiment vous ne savez pas].[27]

Selon Hakm ibn Sad, jai entendu dire Al : Ne soyez pas prompts rpandre les nouvelles et ne soyez pas indiscrets, car vous allez bientt rencontrer des malheurs et des troubles terribles. [28] Omar (t) ibn el Khattb aurait dit : Tu dois te faire une bonne opinion de la parole de ton frre croyant dans la mesure o il est possible de linterprter en bien. Selon Abd Allah (t) son fils : Jai entendu dire le Prophte (r) alors quil tournait autour de la Kaba : tu es si pure ! Ton parfum est si pur ! Tu es si illustre ! Et tellement sacr ! Mais par Celui qui dtient lme de Mohammed entre Ses Mains ! Le croyant est encore plus sacr que toi auprs dAllah (I) au niveau de ses biens et de son sang ; il faut se faire uniquement une bonne opinion de lui. [29]

Selon Ab Hurara, le Messager dAllah (r) a dclar : Mfiez-vous de la suspicion, car la suspicion est le pire des mensonges. Ne vous abusez pas [dans vos transactions], ne vous enviez pas, ne vous hassez pas, ne vous rivalisez pas les uns les autres, et ne complotez pas les uns contre les autres. Soyez plutt des frres serviteurs dAllah ! [30]

Sufin e-Thawr a dit : Il y a deux sortes de suspicions ; lune dentre elles qui consiste faire tat de ses impressions est un pch ; lautre qui consiste ne pas en faire tat nest pas un pch.

Cest la raison pour laquelle il fut ordonn prcdemment dviter bon nombre de suspicions, car certaines dentre elles consistent tout simplement se faire une mauvaise opinion des gens biens. [31]

Selon ibn Omar : Il suffit pour mentir de raconter tout ce quon entend. [32]

Selon ibn Omar (t), le Prophte (r) a dclar : Vous qui croyez du bout des lvres, mais dont la foi na pas imprgn le cur ! Ne faites pas de la mdisance sur le dos des musulmans et ne vous ingrez pas dans leur vie prive. Allah singre dans la vie prive de quiconque singre dans la vie prive des musulmans au point de trahir les actions quil tient caches au cur de son foyer. [33]

Il est certifi daprs le recueil e-sahh, quil (r) a dit galement : Ne vous piez pas, ne cherchez pas connatre les rumeurs, ne vous hassez pas, et ne complotez pas les uns contre les autres. Soyez plutt des frres serviteurs dAllah ! Selon Ab Hurara (t), le Messager dAllah (r) a dclar : Mfiez-vous de la suspicion, car la suspicion est le pire des mensonges. Ne vous piez pas, ne suivez pas les rumeurs, ne vous rivalisez pas, ne vous enviez pas, ne vous hassez pas les uns les autres, et ne complotez pas les uns contre les autres. Soyez plutt des frres serviteurs dAllah ! Comme Il vous la impos. Le musulman est le frre du musulman ; il nest pas injuste envers lui, il ne le trahit pas, et il ne le mprise pas. La pit est ici, la pit est ici en dsignant sa poitrine. Il suffit pour faire du mal de mpriser son frre musulman. Le musulman dans son intgralit est sacr pour son frre ; au niveau de son sang, de ses biens, et de son honneur. Allah ne regarde pas vos apparences et vos formes, mais Il regarde plutt vos curs et vos actes [34]

Selon Muwiya (t), jai entendu dire le Messager dAllah (r) : Si tu cherches aprs la vie prive des musulmans tu vas les corrompre, ou bien a-t-il dit, tu risques de les corrompre. [35] Toujours selon Muwiya, jai entendu dire le Messager dAllah (r) : Si tu cherches suspecter les gens tu vas les corrompre.

À suivre




[1] E-zuhd de lImm Ahmed (p. 246).

[2] Shaab el mn del Bahaq (7401).

[3] Sharh e-sunna (p. 113).

[4] Cette annale est rapporte par e-Lalak dans sharh usl itiqd ahl e-sunna wa el jama (1/172-173).

[5] Cette annale est galement rapporte par el Khalll dans e-sunna (9), et Ab Nuam dans el huliya (8/91) avec une chaine narrative authentique.

[6] Rapporte par el Khalll dans e-sunna (16).

[7] Rapporte par el Khalll dans e-sunna (14).

[8] Majm e-rasil dibn Rajab (2/642)

[9] Rapporte par el Khalll dans e-sunna (20).

[10] Rapport par el Bukhr et Muslim.

[11] Rapport par el Bukhr (7038) et Muslim (2585).

[12] Hadith dont la chane narrative est considre bonne, voir : el adab el mufrad (93).

[13] Hadith considr bon ; voir : silsilat el ahdth e-sahha de lAlbn (6/923).

[14] Rapport par el Bukhr et Muslim ; voir : Mishqt e-masbh (4343).

[15] Rapport par el Bukhr (4) et Muslim (162).

[16] Les femmes ; 83

[17] Les coaliss ; 58

[18] Qf ; 17-18

[19] La fissure ; 10-12

[20] Les ornements ; 19

[21] Les ornements ; 80

[22] Le repas cleste ; 8

[23] Le btail ; 152

[24] Les femmes ; 114

[25] La lumire ; 19

[26] Le voyage nocturne ; 36

[27] Les prophtes ; 7

[28] La chaine narrative de cette annale est authentique ; voir : el adab el mufrad de Shekh el Albn (p. 117).

[29] Rapport par ibn Mja ; Shekh el Albn considre quil est authentique en regard des autres Hadith qui viennent le consolider ; voir : Sahh e-targhb wa e-tarhb (2/630).

[30] Hadith authentique ; voir : Sahh el jmi (2679).

[31] Voir : Fath el Qadr de Shawkn.

[32] Cette annale est authentique ; voir : el Adab el mufrad (884).

[33] Voir : Sahh sunan Ab Dwd (4880) et Sahh e-targhb wa e-tarhb (2/589).

[34] Voir : Sahh e-targhb wa e-tarhb (2885).

[35] Hadith authentique ; voir : Sahh e-targhb wa e-tarhb (2342).






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La condamnation publique du gouverneur
(Partie 3)


La mdisance


Allah (I) rvle : (Les croyants sont des frres alors conciliez entre vos frres et craignez Dieu, ainsi bnficierez-vous de Sa Misricorde Ô croyants ! Un clan dhommes ne doit pas se moquer dautres hommes, car ils peuvent tre meilleurs queux, et un clan de femmes ne doit pas se moquer dautres femmes, car elles peuvent tre meilleures quelles. Ne vous dnigrez pas et ne vous appelez pas par des sobriquets les uns les autres ; il est si vilain davoir un nom pervers aprs avoir embrass la foi. Celui qui ne sen repent pas fait vraiment partie des injustes. Ô croyants ! Évitez bon nombre de suspicions, car certaines suspicions sont des pchs ; ne vous piez pas et ne mdisez pas les uns sur les autres ; plairait-il lun dentre vous de manger la chair du cadavre de son frre ; cela vous serait plutt rpugnant ; alors, craignez Dieu et sachez quAllah est Absoluteur et Tout Misricordieux).[1]


Selon Ab Hurara, quelquun demanda : Cher Messager dAllah ! Quest-ce que la mdisance ?
Cest de dire sur ton frre ce qui lui dplait.
Vois-tu, si je dis la vrit sur lui ?
Si tu dis la vrit sur lui, tu auras mdis contre lui, mais si tu ne dis pas la vrit, tu lauras alors calomni. [2]


La calomnie consiste profrer des propos mensongers lencontre de quelquun. Selon Jbir ibn Abd Allah, nous avons senti une odeur rpugnante en prsence du Messager dAllah (r). Ds lors, il sest exclam : Vous savez quelle est cette odeur ? Cest lodeur de ceux qui mdissent sur les musulmans. [3] Daprs un Hadith quAb Hurara fait remonter au Prophte (r) : Il sera demand le jour de la rsurrection quiconque commet de la mdisance sur terre de savancer pour entendre au sujet de sa victime : mange de son cadavre comme tu as mang sa chaire de son vivant. Ds lors, il va le manger avec rpugnance en poussant des cris. [4] Selon ibn Masd : La pire bouche que lon peut avaler, cest de mdire sur le dos du croyant. [5]


Selon Ab Bakra (t), le Messager dAllah (r) a dclar dans son sermon le jour du sacrifice Mina, au cours du Plerinage de lAdieu : Votre sang, vos biens, et votre honneur vous sont aussi sacrs que cette terre, en ce jour, et en ce mois. Ai-je bien transmis le message ? [6]
Amr ibn el As est pass la tte dun groupe devant la dpouille dune mule qui avait dj gonfle. Il sest ds lors cri : Par Allah ! Il vaut mieux pour lun dentre vous de remplir son ventre de cette dpouille que de manger la chair de son frre. [7]


Selon Anas (t), le Messager dAllah (r) a affirm : Au cours de mon Ascension, je suis pass devant des gens qui avaient des ongles en argent avec lesquels ils se griffaient le visage et le corps. Jai alors demand : Jibrl ! Qui sont ces gens ?
Ces gens-l mangeaient la chaire des autres et entachaient leur honneur. [8]


Selon Yal ibn Shabba, en passant devant une tombe dont loccupant se faisait chti, le Prophte (r) sest exclam : Cet homme mangeait la chaire des gens. Il a ensuite demand quon lui apporte une tige frache, etc.[9] Manger la chaire de son prochain est valable tant pour la namma que pour la mdisance ; tous deux relvent des grands pchs.


Ibn Hibbn a authentifi lune des versions du hadith dAb Hurara avec lnonce suivante : Lautre portait atteinte au gens avec sa langue, en semant entre eux la discorde. Dans ce registre, selon Hudhafa, jai entendu dire le Prophte (r) : Le calomniateur (qattt) nentrera pas au Paradis. [10]


Selon ibn Masd (t), le Prophte (r) a dclar : Vous dirais-je quest-ce que la adha ? Cest la namma ; le commrage. [11] Adha a le sens de mensonge , calomnie , et le commrage correspond aux bavardages qui installent la dispute entre les gens.


Le Prophte (r) a dit galement : Savez-vous quest-ce que le adha ?
Allah et Son Messager le savent mieux, ont rpondu les Compagnons.
Cest de colporter les rumeurs entre les gens dans le but de semer entre eux la discorde. [12]


Selon Asm bint Yazd, le Prophte (r) a dit : Vous dirais-je qui sont les meilleurs dentre vous ?
Bien sr !
Ceux dont la vue voque le Seigneur.
Vous dirais-je qui sont les pires dentre vous ?
Bien sr !
Ceux qui sment la discorde, qui divisent entre les frres, qui font du tort, et qui recherchent lembarras. [13]


Pourtant, comme le souligne ibn Daqq el Îd, lhonneur des musulmans est prcieux ; deux catgories dindividus qui y sont confronts, jouent, en permanence, avec le feu : les traditionnistes et les gouverneurs (les juges).[14]


?Comment sadresse-t-on au sultan


(Rendez-vous chez Pharaon qui sest rendu rebelle et tenez-lui un doux langage, ainsi se reprendra-t-il ou va-t-il smouvoir (craindre))[15] ; [et dites aux gens de belles paroles][16] ; (Appelle au chemin de Ton Seigneur avec sagesse et le bon sermon, et polmique avec eux de la meilleure manire)[17] ; (Ô croyants ! Craignez Allah, et prononcez des paroles pertinentes, Il raffermira vos uvres et vous pardonnera vos fautes Celui qui obi Allah et son Messager, acquerra alors un succs immense).[18]


Selon Âicha lpouse du Prophte (r), ce dernier a dit : la douceur ne se trouve pas dans une chose sans lembellir, et elle nest pas te dune chose sans la nuire. [19]


Selon Ab Hurara (t), jai entendu dire le Prophte (r) : Une parole prononce la lgre peut faire trbucher lindividu en Enfer une distance plus longue que celle entre lorient et loccident. [20]


Selon Bill ibn el Hrith el Muzan (t), le Messager dAllah (r) a affirm : Allah (I) crit Son Agrment pour une parole prononce par un individu nayant pas pense quelle aurait pu attendre ce mrite, et cela jusquau Jour de Sa rencontre. Et Il (r) crit Sa Colre pour une parole prononce par un individu nayant pas pens quelle aurait pu atteindre cette gravit, et cela jusquau Jour de Sa rencontre. [21]


Selon Abd Allah, le Prophte (r) a dit : Le croyant nest pas injurieux, pervers, grossier, et il nest pas port maudire. [22] Selon Mujhid, ibn Abbs a dit : Si tu veux parler des dfauts de ton prochain, parle dabord des tiens. [23]


Ibn Abbs dit pour sa part : Si Pharaon lui-mme me disait : quAllah te bnisse , je lui rpondrais : et toi de mme , alors quil est mort. [24]
Un jour, Usma ibn Zad (t) fut interpell en ces termes : Ne devrais-tu pas te rendre chez Uthmn pour lui parler ?
Pensez-vous que je devrais attendre pour lui parler de le faire en votre prsence, fustigea-t-il ? Par Allah ! Je lui ai parl entre lui et moi, sans pousser une porte que je naimerais pas tre le premier ouvrir. ([25])
En commentaire cette annale, el Qdh Iydh quAllah lui fasse misricorde explique : Usma veut dire quil ne veut pas ouvrir la porte de la condamnation publique de lImam, car il a conscience des mauvaises consquences que cela peut engendrer. Prodiguer un conseil avec douceur et en priv est plus mme de porter ses fruits. ([26])


Selon ibn Abbs quAllah les prserve son pre et lui , le Messager dAllah (r) a dit : Quiconque voit chez son mir une chose quil rprouve, il doit lendurer, car celui qui vient mourir en sayant cart dun empan du groupe, meurt ltat de lre paenne. ([27])


Selon Iydh ibn Ghanm (t), le Messager dAllah (r) affirme : Celui qui veut donner conseil au sultan, il ne doit pas le faire en public, mais il doit le prendre [seul ndt.] par la main. Sil accepte, cest tant mieux, sinon il aura accompli son devoir. ([28])
Selon Anas ibn Mlik (t), les grands parmi les Compagnons nous ont avertis en ces termes, le Messager dAllah (r) prconise : Ninsultez pas vos mirs, ne les trompez pas, ne les dtestez pas, mais craignez Allah et patientez, car le moment est proche. ([29])


Selon Ziyd el Adaw, jtais avec Ab Bakra au pied du minbar (chaire ndt.) dibn Âmir qui faisait un sermon. Comme il portait un vtement transparent, Ab Bill sexclama : Regardez lmir, il porte les habits des pervers !
Tais-toi ! Rpondit aussitt Ab Bakra. Jai entendu dire le Messager dAllah (r) : Allah mprise quiconque mprise le pouvoir (sultan) dAllah sur terre. ([30])


Ainsi, comme le prconise ibn Nahhs, il vaut mieux sadresser au Sultan en priv, et de prfrence, sans aucun tmoin pour viter tout scandale.[31]


À suivre



[1] Les appartements ; 10-11

[2] Hadith bon et authentique ; il est rapport par Muslim (6536).

[3] Hadith considr bon ; voir el adab el mufrad (252).

[4] Hadith dont la chane narrative est bonne selon ibn Hajar el Asqaln dans Fath el Br (10/470). Dautres spcialistes lexemple de Shekh el Albn lont considre faible.

[5] Voir : Fath el Br (10/470).

[6] Rapport par el Bukhr et Muslim, voir : Sahh e-targhb wa e-tarhb (2828).

[7] Hadith dont la chane narrative est authentique. Voir : el adab el mufrad (253).

[8] Hadith authentique. Voir : Sahh e-targhb wa e-tarhb (2839).

[9] Voir : Fath el Br (10/471).

[10] Rapport par el Bukhr (5709) et Muslim (287).

[11] Voir : Sahh el jmi (2630).

[12] Hadith authentique ; voir : ailsilat el ahdth e-sahha (845).

[13] Hadith considr bon ; voir : silsilat el ahdth e-sahha (1646).

[14] El iqtirh f bayn el istilh dibn Daqq el Îd (p. 30).

[15] Ta-Ha ; 43-44

[16] La vache ; 83

[17] Les abeilles ; 125

[18] Les coaliss ; 70-71

[19] Rapport par Muslim (2594).

[20] Rapport par el Bukhr (6112) et Muslim (50).

[21] Hadith bon et authentique ; voir : sahh e-targhb wa e-tarhb (2878).

[22] Hadith authentique ; voir : Silsilat el ahdth e-sahha de lAlbn (320).

[23] Ce Hadith cit par ibn Kathr dans son exgse a t jug faible par Shekh el Albn ; voir : el adab el mufrad (328).

[24] Rapport par el Bukhr dans el adab el mufrad (1113), et fut authentifi par el Albn dans sa recension de ce dernier (852).

([25]) Rapport par Ahmed dans el musnad 36/117 (21784), el Bukhr (3267) et Muslim (2989) auquel les termes cits en haut reviennent.

([26]) Fath el Br 13/67 (7098).

([27]) Rapport par Ahmed 4/290 (2487), el Bukhr (7054), et Muslim (55, 1849).

([28]) Rapport par Ahmed 24/48-49 (15333), et ibn Ab Âsim dans e-sunna 2/507 (1096).

([29]) Rapport par ibn Ab Âsim dans e-sunna 2/474 (1015), et el Bahaq dans el jmi li shuab el mn 10/27 (7117).

([30]) Rapport par Ahmed dans el musnad 34/79 (20433), et e-Tirmidh auquel les termes cits en haut reviennent et qui a fait ensuite le commentaire suivant : Ce hadth est bon et singulier.

[31] Tanbh el ghfiln (p. 55) ; voir galement : sal el jarrr de Shawkn (4/552).







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La condamnation publique du gouverneur
(Partie 4)

Les annales des anciens qui vrifient ce principe


Selon Sad ibn Jubar, je me suis adress ibn Abbs en ces termes : Est-ce que je dois faire la morale (ordonner le bien et interdire le mal) mon mir ?
Si tu as peur quil te tue, alors ne cherche pas le rprimander, mais si tu dois absolument le faire, alors veille ce que ce soit entre toi et lui.
Selon une version : Ne critique pas ton mir. [1]
Ce mme ibn Abbs rprimanda un certain Ab Hamza, qui, ayant appris quel Hajjj avait brl la Kaba de ses catapultes, lavait insult sous leffet de la colre. Voici quelle fut la rponse : Ne viens pas en aide Satan. [2]


Quand Abd Allah ibn Amr, apprit que certains habitants dIraq maudissaient leurs mirs et les taxaient dgars, il scria : ceux-l, maudit soient-ils par Allah, ses anges et tous les hommes ! [3] Ensuite, il rapporta le hadth du Bdouin (vraisemblablement dh el Khuwasira ndt.) qui condamne les kharijites.


Daprs Ahmed, Sad ibn Juhmn se plaignit des mirs Abd Allah ibn Ab Awf qui le pina violemment pour le faire taire, avant de sexpliquer : Si le sultan tcoute, alors va le voir chez lui, et mets-le au courant de ce que tu sais ; sil accepte de ta part, cest tant mieux, sinon, laisse-le. [4]


Ishq : jai demand Ab Abd Allah : Quand est-ce que la morale devient obligatoire ?
Nous ne sommes pas cette poque ; si tu peux changer les choses verbalement, cest tant mieux, sinon, faute de pouvoir le faire, ************-toi de condamner avec le cur, en sachant que cest le degr de foi le plus faible. [5]


Il ma dit galement : Ne texpose pas au Sultan, car son pe est tranchante. [6] Je lui demandais galement : Quand est-ce que la morale devient obligatoire pour moi ?
Tant que tu ne crains ni fouet ni bton. [7]


Anas ibn Mlik : Les grands parmi les Compagnons du Messager dAllah interdisaient dinsulter les mirs. [8] Selon une version : Ninsultez pas vos mirs et ne les critiquez pas ! Craignez Allah et patientez, car lheure est proche. Une autre version prcise : Ne les trahissez pas.


Sad ibn Hudhafa : quand on souleva Hudhafa les dfauts de Sad ibn el Âs, il rpondit : Je ne sais pas laquelle des deux choses vous voulez en me racontant cela : me rapporter les dfauts dun sultan qui nest pas le votre, ou bien dissiper cette fitna, qui pourtant fut envoye par Allah. [9]


Ab Dard (t) : Attention ne pas maudire vos mirs, car les maudire rase la religion et les har rend strile.
Ab Dard, sexclama-t-on, que devons-nous faire si nous voyons chez eux des choses qui nous dplaisent ?
Patientez, car si Allah voit cela chez eux, Il vous soulagera deux par la mort. [10]


Ailleurs, il dit : Quallez-vous devenir si vous maudissez ouvertement vos mirs, ou si vous les maudissez en cachette ? Ds lors, vous prirez ! [11]


Ab Mijlis : Insulter lImam rase tout, je ne parle pas des cheveux, mais de la religion. [12]


Ab Idrs el Khawln : Attention ne pas critiquer les mirs, car mme de tout raser, je parle de la religion, non des cheveux. Ceux qui les critiquent sont les perdants et les pires des hommes. [13]


Sous lre dUthmn, un homme voulait entrainer Abd Allah ibn Omar critiquer le troisime khalife. Il se lana dans un long discours bien quil manquait dloquence. Ibn Omar attendit quil finisse pour lui fustiger au nez : Quand le Messager dAllah tait encore vivant, nous disions quAb Bakr tait le meilleur lment de la communaut aprs lui, puis Omar, puis Uthmn.
Par Allah ! À ma connaissance, Uthmn na tu impunment personne et na jamais commis un grand pch. Mais le problme, cest largent ! Quand il vous en donne, vous tes *******s, mais quand il en donne ses proches, vous faites la tte. Vous voulez devenir comme les Perses et les Romains qui passent tous leurs rois au fil de lpe.
Son interlocuteur se mit verser quatre larmes sur son visage, et lana dans son regret : Ô Allah ! Nous ne voulons pas cela ! [14]


Zida ibn Qudma : jai dit el Mansr ibn el Mutamir : Les jours de jene, je peux prendre partie les mirs ?
Non !
Et je peux prendre partie ceux qui parlent sur Ab Bakr et Omar ?
Oui ! [15]


Ibn el Mubrak : En dnigrant les savants on perd son au-del, en dnigrant les mirs, on perd sa vie dici-bas, et en dnigrant les frres, on perd sa bonne rputation. [16]


Sahl e-Tustur a dit : Les gens vivront bien tant quils encenseront les sultans et les savants. En faisant cela, Allah leur amliorera leur vie religieuse et leur vie matrielle. Cependant, en les dnigrant, ils mettront mal leur vie prsente et leur vie future. [17]


Ailleurs, il dit : Cette nation se divise en soixante-treize sectes ; soixante-douze dentre elles sont voues la perdition, toutes hassent le sultan ; la secte sauve est la seule qui est avec le sultan. [18]


Ibn Sirn, qui entendit un homme insulter el Hajjj, scria : H toi, va doucement ! Quand tu seras dans lautre monde, le plus petit pch que tu fais aujourdhui sera, tes yeux, plus grand que le pire des crimes commis par el Hajjj. Sache quAllah est un juge Sage et Juste, sIl prend quelque chose del Hajjj pour le donner sa victime, el Hajjj la reprendra celui qui a t injuste envers lui. Ne toccupe donc pas insulter qui que ce soit. [19]


Omar ibn Abd el Azz fit parvenir au gouverneur de Kfa un courrier dans lequel il le rprimande en ces termes : Jai appris que certains de ton entourage insultent el Hajjj, alors interdis-leur, car jai appris galement que la victime invoque contre son oppresseur, en devenant son tour oppresseur, et son oppresseur sa victime. [20]


Riyh ibn Abda : Omar ibn Abd el Azz voqua el Hajjj un jour que jtais assis chez lui. Je ne me suis pas retenu de laccabler dinjures. Va doucement, Riyh, me reprit-il ! Jai appris quun homme peut certes tre lauteur dune injustice, mais quil rend ses comptes sa victime qui narrte pas de linjurier et de le dnigrer tel point que cest sa victime qui lui devra des comptes. [21]


Qatda : Omar ibn Abd el Azz prit partie un homme qui insulta el Hajjj ibn Ysaf en sa prsence : A-t-il commis une injustice envers toi, senquit-il ?
Oui, il ma fait telle et telle chose.
Alors pourquoi ne mets-tu pas cette injustice de ct pour te faire pleinement rembourser le Jour de la rsurrection ? [22]


Zuburqn : je me suis mis insulter el Hajjj et blmer ses dfauts alors que je me trouvais chez Ab Wil : Ne linsulte pas, me rectifia-t-il, car tu ne sais pas sil a ou non invoquer : Ô Allah, pardonne-moi, et quil fut exauc ! [23]


On a lmir quon mrite


Allah (I) rvle : [Dis : Ô Allah ! Roi du Royaume ! Tu donnes la royaut qui tu veux et Tu lenlves qui Tu veux ; Tu lves qui Tu veux et Tu rabaisses qui Tu veux ; le bien est entre Tes Mains, Toi, pour qui rien nest impossible][24] ; [Cest ainsi que Nous faisons rgner les injustes les uns sur les autres cause des actes quils avaient avancs][25] ; [Allah ne change pas un peuple tant quils ne se changent pas eux-mmes, et sIl veut du mal un peuple, rien de peut len empcher ; ils nont certes aucun secoureur en dehors de Lui][26] ; [Si les gens des cits avaient cru et sils avaient t pieux, Nous leur aurions combl des bndictions du ciel et de la terre, mais ils ont voulu dmentir Nos Signes ; nous les avons alors frapps pour ce quils uvraient][27] ;[Sils avaient appliqu la Thora et lÉvangile et ce que Nous leur avons rvl, ils auraient trouv leur nourriture au-dessus deux et dessous leurs pieds][28] ; [Chacun, Nous lavons frapp en raison de ses pchs],[29] [Tout malheur qui vous survient est le fruit de vos actes bien que, pour beaucoup dentre eux, Il nen tienne pas compte][30] ; [Et lorsque vous furent atteint par un malheur, vous-mmes aviez auparavant inflig le double aux paens, vous dites : Comment cela a-t-il pu nous arriver ? Dis : Cela est venu de vous-mmes][31] ; [Tout bien qui tatteint provient dAllah et tout mal qui tatteint provient de toi][32] ; [Sil y en a parmi vous qui battirent retraite le jour o les deux armes saffrontrent, cest que Satan les fit trbucher cause de certains de leurs actes][33] ; [ou quIl les fasse chavirer cause de leurs actes bien que, pour beaucoup dentre eux, Il nen tienne pas rigueur][34] ; [Si un malheur leur survient cause de ce que leurs mains ont avanc lhomme est vraiment ingrat].[35]


Selon Abd Allah ibn Omar, un jour, le Messager dAllah (r) sest prsent nous pour nous dclarer : Vous, les muhjirns (les migrs mecquois ndt.) ! Il y a cinq malheurs qui peuvent vous atteindre, et jimplore Allah de vous en prserver : toute communaut o la perversion fait son apparition et o elle se rpand ouvertement, celle-ci est frappe par la peste et par les maux qui furent inconnus chez ses anctres[36] ; quand elle diminue le poids et la mesure, elle est frappe par la pnurie, la misre extrme et la tyrannie des sultans ; quand elle ne verse pas la zakt, elle se voit interdire la pluie ; si ce ntait la compassion envers les animaux, elle ne la recevrait plus ; quand elle ne respecte pas le pacte dAllah et celui de Son Messager, elle est envahie par un envahisseur tranger qui sempare dune partie de ses richesses[37] ; quand ses chefs ne gouvernent pas daprs le Livre dAllah et sils se dtournent de la Rvlation, Allah leur fait goter les guerres intestines. [38]


Ibn el Qayim a dit : La personne au courant de la situation et des mcanismes du monde est consciente que la dgradation qui rgne dans le temps, la nature, chez les animaux, et chez les hommes est provoque par certains vnements. Depuis toujours, les uvres des fils dAdam qui se rebellent contre les messagers dAllah sont lorigine de la dgradation grande chelle quils subissent ; maladie, peste, pnurie, aridit, privation ou diminution de labondance et des fruits de la terre sont autant de flaux qui les frappent en chanes. Si ton savoir est limit dans ce domaine, ************-toi alors du Verset : [La corruption sest rpandue sur la terre et la mer en raison des pchs des hommes].[39] Compare entre ce Verset et la situation dans le monde, tu te rendras compte pour quelle raison les fruits, les rcoltes et les animaux subissent-ils constamment des flaux ! Comment ces flaux sont-ils lorigine dautres flaux qui senchanent les uns la suite des autres ?


Toutes les fois que les hommes font rgner la perversit et linjustice, Leur Seigneur leur envoie des flaux qui sabattent sur leur nourriture, les fruits, le temps, leau, leur personne et leur sant. Toute sorte de calamits qui incarnent leurs actes. Auparavant, les graines de bl taient beaucoup plus grosses quaujourdhui. Selon lImam Ahmed, avec sa propre chane narrative, on trouva dans les rserves dun mir de la dynastie omeyyade, un sac de bl dont les graines taient aussi grosses quun noyau de datte et sur lequel tait inscrit : ces graines poussaient lpoque o rgnait la justice. LImam Ahmed recense cette annale dans son recueil el Musnad la suite dun hadth quil rapporte.[40]


La plupart des maladies et des grands flaux qui rgnent aujourdhui sont les traces des punitions clestes qui touchrent les civilisations anciennes. Ils sont aujourdhui laffut de ceux qui les imitent dans la faon de gouverner et de faire rgner la loi et la justice. Le Prophte (r) fait allusion ce phnomne en parlant de la peste au sujet de laquelle il dclare : Elle est la trace de linfamie ou de la punition qui fut envoye aux enfants dIsral. [41] En outre, Allah fit sabattre un vent foudroyant contre un peuple pendant sept nuits et huit jours. Dsormais, la trace de ce vent ou dautres vents de ce genre nous rappellent cet vnement et nous servent de leon.


Allah (I) a fait que les uvres des pieux et des pervers se rpercutent invitablement sur le monde. Ceux qui se privent de faire le bien, laumne, et de verset la zakt sont privs de la pluie et sont prouvs par la pnurie et la scheresse. Les peuples o les misreux sont traits injustement, qui trichent dans le poids et la mesure, et o le fort sacharne contre le faible, ils sont prouvs par des tyrans qui nont aucune piti envers leurs sujets et qui ne font pas profiter des largesses quon leur rclame. En fait, ils incarnent les actes de leurs sujets qui se manifestent dans leur tyrannie. Dautres fois, ce sont les maladies collectives qui incarnent leurs actes, ou encore les peurs et les douleurs qui tracassent leur esprit en permanence. Ils peuvent galement tre privs des bndictions du ciel et de la terre. Parfois, ils sont harcels par les dmons qui les entrainent droit vers la punition cleste, afin que se vrifie sur eux le Dcret divin, et que chacun soit guid vers son destin.


Lhomme sens promne son regard travers tous les coins de la terre pour vrifier cela. Il peut voir ainsi les lieux o la justice et la sagesse dAllah se sont manifestes. Ds lors, il se rend compte que seuls les prophtes et leurs adeptes suivent le chemin de la dlivrance. Quant au reste de lhumanit, ils sont vous la ruine et se dirigent vers la demeure de la perdition. Allah atteint toujours ce quIl veut, personne ne peut contester Son Jugement et sopposer Sa Volont. Certes, Il est Celui qui concde la russite ! [42]


Mudh ibn Jabar : Lmir vient de lOrdre dAllah, alors le critiquer revient critiquer lordre dAllah. Selon une version : Que penses-tu, fils dAdam, du fait de critiquer lordre dAllah ? [43]


Ynas ibn Ubad : En trente ans que jai frquent el Hasan el Basr, je ne lai jamais entendu dire que tel ou tel mir fut nomm ou destitu, ni que les prix ont augment ou baiss, ni que la chaleur est torride. Les seules paroles quil avait sur la bouche est que la mort frappe la porte de chacun dentre vous. [44]


Ab Ishq e-Suba : Un peuple qui insulte son mir se prive tout seul de ses bienfaits. [45]


Abd e-Rahmn ibn Mahd : Je nai jamais entendu Sufin en parlant de-Thawr insulter aucun Sultan, malgr quil tait dur envers eux. [46]


Toujours selon Abd e-Rahmn ibn Mahd : Jai entendu dire Sufin : Jinvoque Allah de rformer le Sultan, mais je ne peux en dire plus que ce que je vois sur eux. [47]


Dans son encyclopdie biographique, Dhahab ne tarit pas dloges sur Sufin, et souligne que les savants ne lui tenaient pas rigueur de certains carts ; il flirtait notamment avec le shiisme primitif (il prfrait Al Uthmn) ; il ne drogeait pas la fatwa des savants de sa rgion qui autorisaient le nabdh (boisson enivrante **** de dates fermentes ndt.), bien quil aurait par la suite chang davis ; il prenait partie les gouverneurs, mais sans cautionner les rvoltes, etc.[48]


À suivre







[1] Rapport par el Bahaq dans el jmi li shuab el mn (7592) avec une chaine narrative juge bonne .

[2] Rapport par el Bukhr dans e-trikh el kabr (2352).

[3] Rapport par ibn Ab Âsim dans e-sunna (934), et authentifi par el Albn dans sa recension de ce dernier.

[4] Shekh el Albn la authentifi dans zhill el janna (905).

[5] Rapport par ibn Hn (2/175).

[6] Rapport par el Khalll dans el amr bi el marf (19).

[7] Rapport par ibn Hn (2/175).

[8] Shekh el Albn la rendu potable dans zhill el janna (1015).

[9] Rapport par el Hkim (3/503).

[10] Rapport par ibn Ab Âsim dans e-sunna (1016).

[11] Rapport par Mummar dans jmi bi dhal musannaf Abd e-Razzq (11/344).

[12] Voir : el amwl dibn Zanjawah (1/78).

[13] Voir : el amwl dibn Zanjawah (1/78).

[14] Rapporte par el Khalll dans e-sunna (546).

[15] Ab Nuam dans el huliya (5/41).

[16] Ibn Askir (32/333).

[17] Tafsr el Qurtub (5/260).

[18] Voir : qt el qulb (2/242) dab Tlib el Makk.

[19] Ab Nuam dans el huliya (2/271).

[20] Ansb el ashrf del Bardhar.

[21] Rapport par dAbd Allah ibn el Mubrak dans e-zd (681), et Ab Nuam dans el huliya (5/277).

[22] Rapport par Mummar dans jmi bi dhal musannaf Abd e-Razzq (11/180).

[23] Rapport par Hannd dans e-zd (931).

[24] La famille dImrn ; 26

[25] Le btail ; 129

[26] Le tonnerre ; 11

[27] El Arf ; 96

[28] Le Repas Cleste ; 66

[29] Laraigne ; 40

[30] La concertation ; 30

[31] La famille de Imrn ; 165

[32] Les femmes ; 79

[33] La famille de Imrn ; 155

[34] La concertation ; 30

[35] La concertation ; 48

[36] Comme la syphilis et plus rcemment le SIDA (N. du T.).

[37] Cest exactement ce qui se produit actuellement en Afghanistan et en Iraq ! (N. du T.).

[38] Rapport par le recueil dibn Mja (4019) ; shekh el Albn la authentifi dans sa correction de ce dernier.

[39] Les Romains ; 41

[40] Voir : el Musnad (2/296) ; ce hadth est galement rapport par ibn Man dans son Trkh (3897), et par ibn Ab Shaba (35164).

[41] Rapport par e-Tirmidh (1065) avec une chane narrative authentique.

[42] Zd el mad (4/362).

[43] Rapport par Ab Amr e-Dn dans e-sunan el wrida f el fitan (144).

[44] Rapport par Abd el Mlik ibn Habb dans adb e-nis (p. 187).

[45] Rapport par Ab Amr e-Dn dans e-sunan el wrida f el fitan (143).

[46] Rapport par ibn Ab Htim dans el jarh wa e-tadl (1/97).

[47] Rapport par ibn Ab Htim dans el jarh wa e-tadl (1/97).

[48] Siar alm e-nubal (7/241).






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La condamnation publique du gouverneur
(Partie 5)


La condamnation publique est une forme de rvolte


Dh el Khuwasira interpella le meilleur des hommes (r) en ces termes : Sois juste ! Tu nas pas t juste.
Malheur toi, lui lana-t-il, qui peut se vanter dtre juste si je ne le suis pas.


Aprs le dpart de cet individu, le Messager (r) prvint : Il y aura dans la postrit de cet homme, des gens devant la prire desquels vous aurez honte, et devant ladoration desquels vous aurez honte. Mais, ils sortiront plus vite de la religion que la flche transperce sa proie. O que vous les trouviez, tuez-les. [1]


Selon une version : Ce partage ne fut pas motiv pour le Visage dAllah. [2]


Shekh el Islm ibn Tamiya fait remarquer que Dh el Khuwasira est le premier kharijite sortir, alors quil na jamais pris les armes.[3] Shekh el Uthamn fait la mme remarque en soulignant que lhomme en question se *******a de contester verbalement le meilleur des hommes (r). Quand certains ouvrages parlent de la rvolte avec lpe, ils vont allusion la dernire tape, non quil ny en ait pas dautres, de la mme faon que le regard est la premire tape de ladultre. Il est impensable dimaginer une insurrection qui na pas t prcde par un discours enflamm. En cela, la condamnation publique du gouverneur est une forme de khurj, car elle prpare les curs remonts bloc, une entreprise arme.[4]


Shekh el Fawzn explique ce sujet : Le bon conseil envers les autorits rclame plusieurs choses :


1- Être convaincu de leur lgitimit : malheureusement, certains jeunes et savants autoproclams la remettent en doute. Cest le Coran qui nous impose de nous soumettre leur obissance. Le Trs-Haut rvle en effet : [Ô croyants ! Obissez Allah, obissez au Messager et aux dtenteurs de lautorit parmi vous].[5] Nous leur devons le respect en vertu des droits que lIslam leur a octroys. Il est inadmissible de les prendre en drision, de mdire sur leur dos, ou de les dnigrer. Le Messager (r) est formel sur la chose : Je vous recommande de craindre Allah, dcouter et dobir au gouverneur, mme un esclave. [6] Selon une certaine version : Écoutez et dobissez au gouverneur, mme un esclave abyssin ayant une tte comme un raisin sec. [7] Une autre version prcise : mme sil a les membres coups. Une erreur potentielle de leur part ne remet nullement en question ce principe, condition quelle ne fasse pas sortir de la religion. Surtout, nous vitons de la rpandre partout pour viter les troubles, les sditions, et tous les vnements qui entrainent lanarchie.


Il incombe tout musulman de rester fidle cette voie qui nous fut trace par le Coran et la sunna. Une menace terrible plane sur tout contrevenant ; Allah avilit celui qui avilit un sultan.


Le lgislateur nous commande galement, dans cet ordre, de transmettre directement ses plaintes au gouverneur, sans passer par la chaire du vendredi, ni par les cassettes audio. Dvoiler de cette faon les dfauts des gouverneurs au grand public est un acte de rbellion, et stimule lanimosit des citoyens. Il est beaucoup plus prolifique de lui parler en priv, voire par courrier ou de passer par les personnes en contact avec lui.


Il est inadmissible dtaler ses dfauts devant nimporte quelle audience (runion entre amis, congrs, sermon du vendredi, etc.). Cest un acte de trahison mme de dstabiliser le pays et dinciter la rbellion et la division des rangs. Cela ne rapporte aucun avantage.


Allah (Y) sadressa en ces termes Ms (r) et son frre Hrn (r) : [Rendez-vous] ; [et tenez-lui] ; en face non dans son dos : [chez Pharaon qui sest rendu rebelle et tenez-lui un doux langage, ainsi se reprendra-t-il ou va-t-il smouvoir (craindre)].[8] Le Coran nous montre la voie. Pharaon qui revendiquait la divinit, lui lauteur des paroles : [Il dit : je suis votre seigneur le Trs-Haut ][9] ; [Je ne vous connais pas un autre dieu que moi].[10] Pourtant, le Seigneur enjoignit Ses deux prophtes duser de la plus grande dlicatesse, sans linsulter dans la rue ou au milieu des assembles. Ils ne fomentrent aucune sdition ni aucune manifestation contre ce tyran. Comment devons-nous alors nous comporter avec les mirs musulmans ? Pour ceux qui nont pas les moyens dentrer en contact avec eux, nous leur disons : [Allah nimpose rien la personne qui soit au-dessus de ses forces].[11] La chose nest pas entre leurs mains, mais cela ne justifie nullement de le stigmatiser par-derrire au nom dune soi-disant morale (ordonner le bien et interdire le mal). Une telle attitude est plutt scandaleuse et nengendre que des inconvnients. [12]


Plus rcemment, il fut encore plus loquent. Quon en juge :


Question : certains partisans du khurj mettent en avant lide quon ne scarte pas du groupe en faisant des manifestations ou en faisant part de ses opinions, mais uniquement en prenant les armes contre les autorits en place.


En rponse : il existe plusieurs sortes de khurj :
Avec la parole : encourager linsurrection, mme sans ny participer. Cest mme ventuellement pire dans la mesure o on propage la pense kharijite sans prendre les armes.
Avec le cur (la croyance et lintention) : ne pas considrer lautorit du gouverneur lgitime ni ses devoirs envers lui, et lui vouer de laversion.
Avec les actes : avec les armes et tous les moyens prliminaires la rvolte.[13]


Exemples de cette comprhension dans les rangs des anciens


Un jour, Muwiya monta sur le minbar lpoque de la fitna, et invita lassemble donner son avis sur sa position. En ralit, il visait Abd Allah ibn Omar qui avait bien des choses dire, mais qui se rtracta. Et quand on linterrogea sur les motivations de son silence, voici quelle fut sa rponse : Jai eu peur de prononcer une parole qui soit mal interprte, et qui soit lorigine de la division et de leffusion de sang. Alors, je me suis rappel des merveilles quAllah avait promises au Paradis, et ais gard le silence. [14]



Makhl sadressant Ghln qui multipliait les critiques lencontre des mirs : Malheur toi, Ghln ! Tu as insuffl la communaut la pense kharijite, la diffrence o toi, tu ne prends pas lpe. Par Allah, je crains plus pour elle quelquun comme toi, que les buveurs (ou les vendeurs ndt.) de vin ! [15]


Abd Allah ibn Ukam : Aprs Uthmn, je ne contribuerais plus jamais verser le sang dun Khalife.
Ab Mabad, lui demanda-t-on, tu as contribu sa mort ?
Je considre que de blmer ses dfauts contribua son assassinat ! [16]


Les qadiya doivent leur nom cette caractristique, car, comme leur nom lindique, ils embellissaient le khurj tout en restant assis chez eux.[17] Aux yeux dAbd Allah Tarass, ils sont mme les pires des kharijites,[18] car travaillant dans lombre.


El Hasan ibn Slih tait trs exigeant envers lui-mme sur les conditions que devait runir le khurj ; des conditions quasi impossibles concrtiser, c'est pourquoi il ne trempa jamais dans les guerres intestines, mais cela ne lempcha pas denvoyer beaucoup de ses compatriotes la mort.[19]


Alors quAl se tenait sur la chaire du vendredi, un homme se leva pour scrier : La loi nappartient qu Allah (autre traduction possible : le jugement ne revient qu Allah ndt.) Un autre se leva pour crier la mme chose, puis ils se regrouprent dans un coin de la mosque pour scander toujours la mme phrase. De la main, le dernier khalife leur enjoignit de sassoir avant de sexclamer : Oui, cest vrai, la loi nappartient qu Allah, mais cest prcher le vrai pour faire passer le faux. [20]


Selon une version, lun deux se prsenta devant lui en rcitant, les doigts dans les oreilles : [Nous avons rvl toi et ceux qui tont prcd : si tu associes quoi que ce soit Allah, ton uvre sera annule et tu compteras parmi les perdants].[21] Ce quoi, le gendre du sceau des prophtes (r) rpondit : [Prend ton mal en patience, car la promesse dAllah est vrit ; et ne te laisse pas inflchir par ceux qui nen sont pas convaincus].[22]


El Hasan : je rendis visite Qudma ibn Anaza el Anbar chez qui je trouvai Mirds Ab Bill (le mme quAb Bakra rprimanda dans une annale prcdente ndt.), Nfi ibn el Azraq, et Atiya ibn el Aswad. Ab Bill prit la parole et vanta les vertus de lIslam avec une loquence que je navais jamais entendue. Puis, son discours se tourna vers le sultan dont il fit le procs. Il se tt, et Nfi prit la parole. Il resta dans le mme sujet, mais avec une plus belle loquence. Atiya tala tout son talent dorateur une fois que son tour fut venu, mais sans natteindre, toutefois, le niveau de Nfi. Ainsi, tour tour, les trois hommes malmenrent le Sultan, ce qui fit ragir Qudma qui ne mcha pas ses mots : Mes frres, lana-t-il dans sa harangue quasi guerrire, je sais autant que vous tout ce que vous avez racont aujourdhui, et je blme tout autant que vous ce que vous venez de blmer. Je pense comme vous tant que vous ne semez pas lpe contre nous, mais si vous osez le faire, alors je suis innocent de vous. [23]


Notons que par la suite, ces trois orateurs tremprent dans des rvoltes.[24]


; suivre


[1] Rapport par el Bukhr (5057) et Muslim (1066), selon Al ibn Ab Tlib (t).

[2] Rapport par el Bukhr (3150) et Muslim (1062), selon ibn Masd (t).

[3] Majm el fatw (28/476).

[4] Cassette (2/a) qui est lexplication de raf e-saltn de Shawkn.

[5] Les femmes ; 59

[6] Rapport par Ahmed (4/126), Ab Dwd (4607), e-Tirmidh (2676) ayant fait ensuite le commentaire suivant Ce hadth est bon et authentique. ; selon el Irbdh ibn Sriya (t).

[7] Cette version fut rapport par el Bukhr (n 693, 696, 7142), selon Anas (t).

[8] Ta-Ha ; 44

[9] Les anges qui arrachent lme ; 24

[10] Les rcits ; 38

[11] La vache ; 286

[12] Voir : e-nasha wa atharuha al wihda el kalima ; voir galement : el fatwa e-shariya (p. 107).

[13] El ilm bi kafiyat tansb el imm de Shekh el Fawzn.

[14] Rapport par el Bukhr (4108).

[15] Voir : trkh ibn Askir (6/373).

[16] Rapport par ibn Sad (6/115).

[17] Hd e-sr dibn Hajar (p. 483).

[18] Rapport par Ab Dwd dans Masil Ahmed (p. 271).

[19] Rapporte par el Khalll dans e-sunna (94).

[20] Rapport par ibn Ab Shaba (8/741), la phrase clbre dAl est dans Muslim (1066).

[21] Les groupes ; 65

[22] Les Romains ; 60 cette version est rapport par Tabar dans son trkh (3/114-115), et authentifie par el Alban dans irw el ghall (2462) ?

[23] Rapport par ibn Ab e-Duniy dans el amr bi el marf (98).

[24] Voir : siar alm e-nubal de Dhahab (5/323), et tarkh dibn Khaldn (3/147).







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